Nou Ka Sonjé-Bebo Valdés
1 mai, 2010 @ 1:32 EXCEPTIONNEL

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            Nou Ka Sonjé-Bebo Valdés

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 Bebo Valdés (né Ramón Emilio Valdés Amaro à Quivicán, la Havane, 9 octobre 1918) est un pianiste cubain, le chef d’orchestre, compositeur et arrangeur. Il a été un personnage central dans l’âge d’or de la musique cubaine, a conduit les deux bandes de big célèbres et parmi les arrangeurs ‘Maison’ pour le Tropicana Club  

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Fils du pianiste  » Bebo « VALDÉS et baignant dans un milieu musical – LECUONA ,  » Bola de NIEVE « , Celia CRUZ, Rita MONTANER fréquentent la maison-; Jesús dit « Chucho » s’installe au piano à trois ans et laisse perplexe la famille. Son père lui donne alors ses premières leçons. Deux ans plus tard il commence de véritables études musicales avec notamment Oscar MUÑOZ comme professeur, entre au Conservatoire et continue ses études avec Zenaida ROMEU.

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Photographie P. Dalmace

La mère de Jesús exige toutefois que son fils suive des études et il le fait, devenant instituteur. Suivant « Bebo » un peu partout « Chucho » a l’occasion de rencontrer Sarah Vaughan, Nat King Cole… et tous les grands artistes étrangers venant au Tropicana dont « Bebo » travaille. La maison voisine de la sienne est occupée par la famille BARRETO. Les frères Guillermo et Roberto sont plus âgés mais « Chucho » assiste à toutes les répétitions du trio qu’ils forment au début des années quarante avec son père. Certains des  Muchachos del feeling viennent aussi chanter chez les BARRETO. 

 

A quinze ans il organise son premier trio avec ses amis Emilio del MONTE à la batterie et Luis RODRÍGUEZ à la contrebasse. Son premier engagement professionnel, « Chucho » VALDÉS le fait en 1957 dans la formation de Elio REVÉ pour un remplacement. A la fin de 1958 il est engagé par le trio « HERMANOS BERMÚDEZ  » pour jouer plusieurs mois à l’Hôtel Deauville.

A partir de 1959 son père lui offre sa place de pianiste au sein de son groupe « SABOR de CUBA ». « Chucho » s’incorpore également à de petits groupes de Jazz qui se multiplient dans les années cinquante et en 1958, avec quelques musiciens friands du genre, le guitariste Carlos EMILIO MORALES , les contrebassistes Orlando  » Cachaito » LÓPEZ, puis « Kike » HERNÁNDEZ, le saxophoniste Paquito d’RIVERA, le trompettiste Jorge VARONA et le batteur Enrique PLÁ il crée le « GRUPO INSTRUMENTAL de MÚSICA CUBANA », qui n’est pas autre chose qu’un quintet de Jazz dont les concerts attirent un énorme public.

Durant toutes ces années VALDÉS joue tous les genres, est dirigé par tous les plus grands directeurs. Il est comme il le dit lui-même le pianiste de tout le monde. Son apprentissage se fait dans tous les domaines. « Bebo » l’a encouragé dès ses premières années dans cette direction.

Lorsque son père quitte Cuba, en 1961, « Chucho » entre dans l’orchestre du Teatro Martí, puis joue au Club Karachi, au Saint John’s et dans l’orchestre de l’Hôtel Riviera. En 1963 il répond favorablement à l’invitation qui lui est faite de jouer avec l’orchestre du Teatro Músical de La Habana où il retrouve Bobby CARCASSÉS et un bon nombre de ses jeunes amis . Parallèlement il continue à avoir sa formation personnelle qui prend durant un moment la forme d’un combo. Avec ce combo composé de Paquito d’ RIVERA, saxophones ; Julio A. VENTO, flûte ; Alberto « El Men » GIRAL, trombone ; Carlos EMILIO MORALES , guitare ; Enrique « Kike » HERNÁNDEZ, contrebasse et Emilio del MONTE, batterie, il enregistre plusieurs thèmes et parmi eux : « Pa’gozar », « Noches de Moscú », « Descarga de Kike», « Mambo influenciado »… L’année suivante le combo enregistre avec le chanteur Amado « Guapacha » BORCELÁ que « Chucho » connaît bien puisque « Guapacha » enregistrait aussi avec son père.

« Chucho » VALDÉS n’hésite pas non plus à se présenter ou à enregistrer en trio ou avec un quartet. Ses diverses formations s’organisent toujours autour des même musiciens. L’un de ses trios est complété par le contrebassiste « Cachaito » LÓPEZ et par le batteur et percussionniste Guillermo BARRETO. Un de ses cuartetos avec lequel il joue en 1964 au Museo de Bellas Artes comprend Carlos EMILIO, « Kike » HERNÁNDEZ et Manuel ARMESTO. Un autre regroupe Carlos EMILIO, Emilio del MONTE, Carlos VALDÉS à la contrebasse. Avec ce quartet il donne un concert de jazz en 1966 à la Maison de Tchécoslovaquie de La Havane. Le combo, avec « Papito » HERNÁNDEZ à la contrebasse; Amadito VALDÉS aux timbales; Carlos EMILIO et « Guapacha » est en 1965 au programe de l’émission de télévision Musica y Estrellas.

On entend « Chucho » avec un sextet où figure le saxophoniste Leonardo ACOSTA au Teatro Payret en 1963 et à la salle du Ministère des Industries en 1965, au Palais des Beaux Arts en 1966 avec Carlos EMILIO, Federico GARCÍA; contrebasse. Manolo ARMESTO percussions. Le repertoire est fondamentalement issu du jazz américain traditionnel: « How high the Moon », « Perdido »…

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Il participe aussi à de nombreuses descargas chez des musiciens ou les maisons particulières de fans de jazz comme le Dr Caiñas.

A cette époque « Chucho » participe aussi à plusieurs tentatives de rapprochement entre cinéastes et jazzmen. La cinéaste Sara Gómez tourne un documentaire sur le Combo de « Chucho » avec « Guapachá ». 

Lorsque la décision est prise d’organiser une grande formation moderne « Chucho » VALDÉS est invité en faire partie. Il entre ainsi en 1967 dans la «ORQUESTA CUBANA de MÚSICA MODERNA ». Tous les musiciens qui gravitent autour de ses groupes en font également partie ce qui permet à «Chucho » de poursuivre avec eux ses activités personnelles. Ainsi il enregistre en 1970 avec le trio au sein duquel Enrique PLÁ a remplacé BARRETO.

Il joue aussi avec de petites formations issues de la « OCMM ». Les superdescargas du Restaurant 1830 en 1967, avec PLÁ, Paquito, « Cachaito » ou Carlos del PUERTO; les concerts du Teatro Amadeo Roldán en 1969 pour lesquels Fabián GARCÍA remplace Carlos parti au service militaire…. Au cours de cette période « Chucho » se livre à de nombreuses réflexions et de longues discussions sur la musique. L’un de ses partenaires de réflexion est le percussionniste Oscar VALDÉS , exceptionnel connaisseur de tous les instruments, rythmes et traditions afro-cubains. Ils se nourrissent l’un et l’autre ; ils vont écouter les messes africaines, les chants yorubas, les rythmes… et « Chucho » commence à écrire des thèmes inspirés de ces discussions, élaborant de nouvelles formes pour le Jazz Afro-cubain. La composition emblématique « Misa Negra » naît à ce moment. Une première version est jouée par la « OCMM » au Teatro Roldán en 1969.  Oscar Valdés. En 1970 il part jouer avec une formation réduite issue de la «  OCMM  » au Jamboree de Varsovie. Le groupe est baptisé « QUINTETO CUBANO de JAZZ ». Le quinteto joue une nouvelle version de la « Misa Negra » devant des musiciens américains médusés. Dave Brubeck est là et félicite le groupe et « Chucho » essayant de le faire inviter aux Etats Unis. La « Misa Negra » sera réécrite plusieurs fois et notamment l’année suivante pour le « Polish Symphony Orchestra » et en 1986 pour être enregistrée en Allemagne. 

 

De retour à Cuba la décision de former un nouveau groupe est presque mure car la « OCMM », au fil du temps, perd sa dimension originale et devient un ensemble d’accompagnement de chanteurs solistes. « Chucho » continue d’approfondir ses recherches qui s’expriment dans un enregistrement de 1972, « Jazz Bata » en trio avec le contrebassiste Carlos del PUERTO et Oscar VALDÉS.

Les recherches peuvent se concrétiser davantage avec la présence de Oscar, maître de tous ces instruments yoruba , arará … utilisés dans les rites afro-cubains. « Irakere » est le thème phare de cet enregistrement. 

Durant ces premières années soixante-dix « Chucho » participe à plusieurs descargas, notamment à l’Icaic.

En 1973 le trio joue en Bulgarie où il accompagne Omara PORTUONDO et en Pologne. « Chucho » VALDÉS et ses amis quittent la « OCMM  » et forment le groupe « IRAKERE ».  Ce groupe va devenir la grande œuvre de « Chucho » VALDÉS . Il lui consacre la totalité de son énergie, laissant en marge son activité personnelle de pianiste.  C’est principalement comme compositeur, arrangeur, qu’il va s’illustrer au sein du groupe, rénovant non seulement le jazz cubain mais aussi la musique populaire comme en témoigne l’un des grands succès de la musique dansante « Bacalao con pan ». D’autres compositions comme le « Tema de Chaka », « Homenaje a Mingus  » écrites au début des années quatre-vingt témoignent des apports exceptionnels de «Chucho ». 

 

Lors de tournées il peut lui arriver de se mettre seul au piano ou d’intervenir en trio avec quelques-uns de ses partenaires, comme à Mexico ou à New Orleans… pratique qu’il peut aussi reprendre à Cuba, notamment lors des Festivals Jazz Plaza –en trio avec Oscar et Carlos EMLIO en 1986- ou pour l’hommage à Franck EMILIO, la même année lors d’une prestation à trois pianos avec Emiliano SALVADOR . Avec Oscar et del PUERTO il joue aussi en 1978 à Baconao… Mais il faut attendre 1986 pour retrouver « Chucho » VALDÉS seul face à son instrument dans deux prestations bien différentes.

 

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D’une part il enregistre à La Havane des compositions classiques de grands auteurs cubains, CERVANTÉS, SAUMELL, JIMÉNEZ … et d’autre part il laisse un disque réalisé durant la tournée en Allemagne dans lequel l’afrocubanité est mise en valeur : « Lucumí ».  

Son activité d’enseignant tant à Cuba qu’à l’étranger où il est fréquemment appelé à donner des conférences ou des cours se développe au début de la décennie suivante et s’étend au cours de sa carrière dans les Universités canadiennes – Victoria, Banff- ; anglaise – Royal Académie de Londres- ; américaines – Berkley mais aussi Los Ángeles, San Francisco-…

Lors de la tournée européenne de « IRAKERE » de 1991, « Chucho » joue en solo au Ronnie Scott et son concert est enregistré: « Isanusi », « Felia », « Nandy »; à ces thèmes s’ajoutent ceux enregistrés avec le contrebassiste Dave Green , Enrique PLÁ et Miguel « Angá » DÍAZ : « When I fall in love », « Blues ». Il récidive en 1994 cette fois à l’occasion de la tournée au Venezuela. Parmi les titres en soliste on trouve  essentiellement de la musique dansante.

Au milieu de la decennie il prend la présidence du Festival Jazz Plaza. Fort de son immense réputation il va pendant de longues années faire venir les plus grands musiciens de jazz aux régulières éditions du Jazz Plaza. Il invite en 1996 le trompettiste Roy Hargrove. De cette rencontre qui se poursuit sur scène sort le projet « Crisol » débouchant sur un enregistrement et une tournée dont le parcours est ponctué de succès au Lincoln Center, au North Sea Festival de La Haye, au New Morning à Paris… . « Crisol » est récompensé par un Grammy l’année suivante.

VALDÉS enregistre cette année une «  Anthologie et évolution de la musique cubaine  » pour laquelle il invite les plus grands musiciens et les meilleures voix cubaines, « Richard » EGÜES , « Changuito  », PAULITO F.G. , Rubén GONZÁLEZ, Merceditás VALDÉS …

En 1997, « Chucho » VALDÉS accompagne au piano la chanteuse Omara PORTUONDO pour son disque « Desafios ». Cette année devient une année charnière. Alors qu’il se trouve en Martinique il franchit le pas et décide, sans toutefois abandonner « IRAKERE », de reprendre une carrière de soliste mais aussi de reformer un cuarteto. Ces projets vont devenir les axes de son travail pour les années qui suivent. Il enregistre au Canada avec de nouveaux jeunes musiciens, Alain PÉREZ, contrebasse ; Raúl PIÑEDA, batterie ; Roberto VIZCAÍNO, percussions. Le disque « Bele Bele En La Habana » comprend des thèmes traditionnels du Jazz et de la musique cubaine. Immédiatement après il se produit aux Etats Unis avec son nouveau cuarteto et partage les scènes avec le « MINGUS BIG BAND ». Il enregistre, seul, un live au Lincoln Center.

Dans l’année le personnel du cuarteto évolue. Francisco RUBIO remplace PÉREZ et Mayra Caridad VALDÉS, la soeur de «Chucho » est de plus en plus fréquemment la voix invitée. Il est au Festival Barranquijazz de 1998. C’est dans cette configuration que le cuarteto est de nouveau aux Etats Unis cette année- Festival de Jazz de Chicago, San Francisco Jazz Festival avec une super version de “Dos gardenias para tí ”- et début 1999 laissant au passage au Village Vanguard un enregistrement qui lui vaudra un Grammy , le second pour «Chucho » après celui obtenu avec « IRAKERE » au début de sa carrière. La ligne reste afro-cubaine comme le montrent plusieurs thèmes : « Lorraines’s Habanera », «Ponle la clave »…  

L’idée surgit à ce moment de travailler avec Lázaro ROSS à un opéra Yoruba.

« Chucho » VALDÉS parcourt de nouveau la planète, seul ou avec ses partenaires.  

A la fin de 2000 lors du Jazz Plaza , « Chucho » programme au Teatro Roldán un mano a mano avec le pianiste andalou « Chano » Domínguez perturbé par surprise par Herbie Hanckok que « Chucho » retrouve l’année suivante à La Havane pour le Festival Caliente .

Les Etats Unis puis l’Argentine reçoivent le cuarteto en 2001. Entre temps «Chucho» a enregistré « Canciones Inéditas  » qui lui vaudra un Grammy en 2002.  

2002. « Chucho » est encore aux Etats Unis : On l’écoute au Troy Savings Bank Music Hall; au Village Vanguard où il joue avec Thad Jones ; au Festival de Jazz de Sainte Lucie; au Canada -avec un nouveau mano a mano avec Baron. Son cuarteto part pour l’Espagne, La Laguna; La Corogne, Madrid, Vigo, Orense… Il y retrouve Alain PÉREZ , installé dans la péninsule et invite également un timbalero Jasi VALDÉS. Il enregistre «New Conceptions» à La Havane avec Yaroldy ABREU, percussionniste ; un jeune batteur Ramsés RODRÍGUEZ ; Lázaro RIVERO, contrebassiste. Ce sont ses nouveaux partenaires. Ceux-ci l’accompagnent ensuite en République Dominicaine et en Europe avec une remarquable présentation au Palau de la Música de Barcelone.

Bien que fréquemment hors de l’île VALDÉS ne manque jamais une occasion de jouer chez lui. Au cours des années 2000, 2001 et 2002 on peut l’entendre plusieurs fois à la Zorra y el Cuervo, notamment pour la première Fiesta del Tambor en 2000, ou encore flanqué de ces deux fidèles que sont Enrique PLÁ et Carlos EMILIO pour un hommage que lui rend le club en 2001. Il est également invité avec le cuarteto à clôturer le XIII° Festival International Benny Moré en 2001. Cette année il participe au Festival de Jazz de San Juan à Puerto Rico. 

En 2002 alors que les Etats Unis refusent de donner un visa aux musiciens Cubains nominés au grammies , « Chucho » participe au Gala organisé au Teatro Roldán en l’honneur de tous les nominés cubains restés dans l’île. Il joue également dans un mano a mano avec Kenny Baron et avec son cuarteto au Jazz Plaza de cette année-là.

En 2003, après plusieurs présentations aux Etats Unis, notamment à l’Université de Californie où Joe Lovano rejoint sur scène le cuarteto, il se rend en Angleterre; aux Canaries -où il joue avec sa fille Leyanis -; au Festival de Jazz de Madrid où il retrouve aussi son père Bebo VALDÉS; au Festival de Jazz de Malaga… Pour le Festival de Jazz de Santo Domingo c’est Enrique PLÁ qui tient la batterie.  

A plusieurs reprises il partage la scène avec « Bebo » et le cantaor Diego « El Cigala » en Espagne et en Angleterre pour le Festival de Flamenco de Londres. En fin d’année il retourne à Los Ángeles pour le public du Catalina’s Bar & Grill de Hollywood qu’il séduit avec « Somewhere over the Rainbow », « Bésame Mucho », « La Negra Tomasa»… « Chucho »,  de nouveau en Argentine, joue des thèmes de ses derniers enregistrements « Fantasia », « New conceptions » ainsi qu’un répertoire plus ancien. Il joue en solo au Teatro Colón, concert dont sortira un disque live et avec l’orchestre Philharmonique et le cuarteto au Teatro Opera.

A Cuba il est invité pour le Gala inaugural du Congreso Internacional Cultura y Desarrollo et pour Cubadisco 2003 il joue avec l’orchestre dirigé Manuel DUCHESNE CUZÁN – renouant ainsi avec l’époque où jeune pianiste il faisait partie du groupe de celui-ci « NUESTRO TIEMPO » . Il interprète diverses œuvres parmi lesquelles plusieurs de son autorité : « Claudia » et « Misa Negra ». Le succès de « Lágrimas negras », un travail entre « Bebo » et de « El Cigala », conduit « Chucho » à remplacer plusieurs fois son père en Colombie, au Pérou, au Venezuela, au Mexique, au Chili, en Argentine et à Cuba lorsque « El Cigala » vient pour une présentation de l’album au Teatro Carlos Marx en 2004. 

« Chucho » VALDÉS prend l’initiative de créer à La Havane un nouveau club de jazz le Irakere qui ouvre ses portes au début de 2004.

Inauguration du Irakere Jazz Club.

Fréquemment au cours de cette nouvelle étape « Chucho » fait des incursions dans la musique classique, lui qui est un grand amateur de Debussy qu’il travaille régulièrement. Il joue ainsi avec des orchestres symphoniques à Buffalo et Buenos Aires et travaille à transposer la musique écrite pour le cuarteto en un projet pour orchestre symphonique, projet qu’il intitule « Sonido Sinfónico de Jazz Latino » . 

Le cuarteto est en Italie cette année-là, au Festival de Tabarka, et en France où il joue avec un sextet au Festival de Jazz de Marciac.

Avec «  New Conceptions  », un cinquième grammy tombe dans son escarcelle. A la fin de l’année, à La Havane, lors du Festival Jazz Plaza , « Chucho » VALDÉS offre un duo qui marque les esprits avec le pianiste Michel Legrand . 

A Cuba il consacre une large part de son temps à répéter chez lui avec ses partenaires pour élaborer une nouvelle ligne de travail. Au début de 2005 il révèle en partie cette nouvelle ligne lors du Festival de Jazz de Morelia au Mexique. Tandis que Basilio MÁRQUEZ est à la trompette avec le cuarteto, Roberto VIZCAINO rejoint le groupe sur la scène.

« Chucho » renouvelle la prestation avec Legrand lors de son passage au Cirque d’Hiver à Paris -où il peut enfin recevoir en main propre le grammy- ainsi qu’à Marseille en 2005 où il joue également avec le sextet. On l’écoute également au Festival de Samois et en fin d’année à Enghien. Le sextet est composé de « Chucho»,  Irvin ACAO saxophone ; Giraldo PILOTO, batterie ; Lazaro, Mayra Caridad et Yaroldy .

Pour le XXII° Festival Jazz Plaza écrit une œuvre dédiée aux victimes de l’ouragan qui a dévasté La Nouvelle Orleans. « Canción a Dios  » est interprétée par l’Orchestre Symphonique National, le « Coro nacional » et son cuarteto. Au cours de ce même Jazz Plaza, « Chucho » VALDÉS se présente également avec Pablo MILANÉS et le brésilien Ivan Lins. Juan Carlos « El Peje » ROJAS s’empare de la batterie, remplaçant Enrique PLÁ appelé par le pianiste au départ de Ramsés RODRÍGUEZ. Le pianiste retrouve les routes du monde avec pour 2006 des concerts en Guadeloupe, en Turquie. Il enregistre avec MILANÉS et la chanteuse espagnole Paloma San Basilio un disque en hommage à César PORTILLO de la LUZ . Commencent ensuite les désormais traditionnels séjours au Canada, à Banff. Avec le cuarteto VALDÉS joue en Espagne, en soliste en Argentine 

 

A La Havane il joue au Teatro Roldán avec son cuarteto et plusieurs invités puis enregistre avec Charles Aznavour. Aprés avoir ouvert le Festival Jazz Plaza avec pour invité Barbarito TORRES et Pancho AMAT, il retourne à Paris pour une série de concerts en duo avec Michel Legrand au Petit Journal Montparnasse. «Chucho» voyage en Corée et en Chine pour donner des concerts.

2007. En début d’année «Chucho» et Pablo MILANÉS se retrouvent pour un projet qui est murement travaillé depuis des années: réaliser ensemble un disque. «Chucho» avait enregistré seul en 2001 les chansons destinées à un même projet. Le disque commun voit enfin le jour. Le pianiste est ensuite au Festival de Jimena. Avec le cuarteto VALDÉS se rend au VI° Buenos Aires Jazz y Otras Música. 

Il retrouve « Bebo » à Barcelone et satisfait le public madrilène et celui des Canaries. Le pianiste retrouve aux Nuits de Fourvière son complice Michel Legrand. Il donne en outre plusieurs concerts en France: Orléans, Montauban, Enghien…

«Chucho» ne néglige jamais l’île. Il participe au premier Varadero Jam Sessions de Jazz et donne un concert de solidarité pour le Día Mundial de la Alimentación à la Basilique San Francisco de Asis. A la fin de l’année 2007, VALDÉS emmène au Festival de Santo Domingo le cuarteto et « IRAKERE ». C’est lors du concert du groupe à Santiago de los Caballeros lors des rencontres Son y Salsa que germe une nouvelle idée dans l’esprit du pianiste: un nouveau groupe avec de nouveaux musiciens et une musique rompant avec le style « IRAKERE », plus ancrée encore dans les racines africaines.

Toujours Président du Festival Jazz Plaza, il s’investit totalement dans l’édition 2008 en tout début d’année. Il présente en concert le disque « Más allá del tiempo » réalisé avec Pablo MILANÉS, accompagne successivement le guitariste argentin Luis Salinas, la pianiste brésilienne Tania María et doit répondre aux sollicitations du public à l’issue de la soirée d’hommage à Tete Montoliu. Il incorpore à sa formation le contrebassiste espagnol Javier Colina qu’il retrouvera en concert en Espagne à Tolède, Albacete, Barcelone… «Chucho» et Pablo entament ensuite une tournée en Espagne que «Chucho» et le cuarteto interrompent le temps de retrouver en Turquie une autre figure du piano cubain, Gonzalo RUBALCABA. 

Au milieu de l’année «Chucho» présente un nouveau disque, enregistré au cours des deux années précédentes, « Canto a Dios », avec l’accompagnement de l’Orchestre Symphonique de Cuba, et d’anciens membres de « IRAKERE ». Parmi les meilleurs thèmes figurent « Claudia », « Canto a Dios », « Tributo a Africa »… Il présente également un dvd enregistré à piano solo au Teatro Roldán en 2005 .

A la tête du cuarteto VALDÉS est également au programme du Festival International de Byblos. A Cuba il anime avec CARCASSÉS et Pancho AMAT une descarga à La Pergola pour présenter un numéro de la revue Clave. Au cours de l’été européen «Chucho» VALDÉS retrouve son père « Bebo » pour une tournée à deux pianos. Ils donnent plusieurs concerts en Espagne, présentent le disque  » Juntos para siempre » à Barcelone et participent au Festival de Cartagena où ils interprètent entre autres titres « Preludio para Bebo », « Tea for two », « La gloria eres tú », « Sabor a ti » … Ils récidivent en fin d’année.

Image de prévisualisation YouTube « Chucho » alterne ces présentations avec celles de son groupe à La Corogne, où le rejoint Mayra. A la salle Pleyel, à Paris, «Chucho» conquiert une enième fois le pubic parisien et pour la prmière fois il joue à Hong Kong.Après un concert avec Mayra et le cuarteto au Jazz Festival de Panama, « Chucho » présente lors du Festival Jazz Plaza 2009 son nouveau projet  » AKOKÁN IRÉ » -Coeur ouvert en Yoruba- avec une nouvelle formation comprenant outre les musiciens du cuarteto Jesse VALDÉS, Germán VELAZCO, Carlos MIYARES, Maikel GONZÁLEZ, Alexander ABREU. La formation interprète entre-autres titres « 100 años de Juventud« , « Planeta Mingus« ,  » Stella va a estallar« …

La chanteuse gitano-africaine Concha Buika enregistre avec l’accompagnement de « Chucho » son disque « El último trago ». Le pianiste recivide avec le chanteur Dyango. Les tournées internationales commencent avec le cuarteto au Canada, se poursuivent au North Sea Jazz Festival en Hollance; à Montreux où il présente le nouveau groupe; préside le jury du concours et donne une master class. L’Irlande reçoit elle aussi la nouvelle formation -notamment une prestation au club Vicar Street- puis « Chucho » parcourt la France, le Portugal et en Espagne il retrouve Buika pour donner au public un avant goût du disque avant sa sortie. Après les prestations du pianiste aux clubs Blue Note de Milan et Tokio et au festival de Jazz de Brisbane, elle l’accompagne d’Espagne en Argentine en passant par la France, pour de nouvelles présentation du disque. Il remporte avec « Bebo » un grammy latino pour l’enregistrement « Juntos para siempre » ce qui permet à « Chucho » de fouler le sol américain pour la première fois depuis de nombreuses années.

Ces périples n’empêchent pas VALDÉS de jouer à Cuba: on l’entend pour le Día de la Cultura Cubana à l’Institut de la Musique; pour l’inauguration du Festival du Cinéma Latino Américain dans le Patio du Musée des Beaux Arts; pour l’hommage à Leo Brouwer à la Basílica Menor de San Francisco de Asís … Il soigne aussi ses projets personnels, enregistrant « Chucho Steps  » qu’il présente en fin d’année au Teatro Roldán avec la nouvelle formation, sous son nouveau nom « Chucho VALDÉS y los MENSAJEROS AFROCUBANOS ». Elle comprend dans sa version achevée les membres du cuarteto Juan Carlos ROJAS, Lázaro RIVERO, Yaroldis ABREU et est désormais complétée par Reinaldo MELIÁN à la trompette ; Carlos MIYARES au saxophone ténor et Dreiser DURRUTHY, tambours batá et voix.  

© Patrick Dalmace Discographie sélectionnée:   Toute la discographie de Chucho Valdés et de Irakere   * Cf. IRAKERE.      

* “Chucho Valdés. Cuban Jazz Revolution” , L.H. 1963 -1966 ,Cryuco Records 2002. * “Guapachá. Paila, bongó y cencerro” , L.H. 1964, Areito L.P. 1030. * “Piano con Yunfa” , L.H. 1965, Egrem 196. * “Chucho Valdés. Featuring Cachaito” L.H. 1970,Yemaya 9421. * “Chucho Valdés. Grandes de la Música Cubana « , L.H. 1970, Egrem 039. * “Jazz Batá”, L.H. 1972, LP Areito 3409. 

* “Chucho Valdés. Invitación. Piano Solo”, L.H 1986, Egrem 233. * “Chucho Valdés. Lucumí. Piano Solo” Allemagne 1986, Messidor 14596-2. * “Arturo Sandoval, Chucho Valdés. Straight Ahead”, Londres 1988, Jazz House Retro 401. * “Chucho Valdés. Piano Solo”, Londres 1991, Blue Note 0777 7 80597 2 1. 

* “Chucho Valdés. Pianissimo”, Venezuela 1994, Art Color 36008. * “ Lo Mejor de la Timba Cubana: Antologia y Evolución de la Música Cubana, Vol. 1 » L.H. 1996, Egrem 243. * “ Lo Mejor de la Timba Cubana: Antologia y Evolución de la Música Cubana, Vol. 2 » L.H. 1996, Egrem 244. * “Chucho Valdés. Live at Hostos Center. N.Y.”, NY. 1996, Bat Disco 84360 02041 42 0. 

* “Roy Hargrove’s Crisol. Habana”, Italie 1997, Verve 314537563-2. * “Desafíos. Omara Portuondo y Chucho Valdés”, L.H. 1997, Nube Negra 1025. 

* “Chucho Valdés, Cuarteto. Belé Belé en La Habana”, Toronto 1998, Blue Note 724382308225. * “Chucho Valdés. Live in New York”, N.Y. 1998 , Blue Note 93456 B. * “Chucho Valdés Cuarteto. Live at Village Vanguard”, N.Y. 1999, Blue Note 7243 20730-2. * “Chucho Valdés Cuarteto. Briyumba Palo Congo”, N.Y. 1999, Blue Note 98917. * “Chucho Valdés. Canciones Inéditas”, L.H. 2001 , Egrem 396. * “Chucho Valdés Cuarteto. New Conceptions” L.H. 2002, Blue Note 5926022. 

* “Chucho Valdés. Fantasía Cubana”, N.Y. 2002, Blue Note 7243 5 57189 2 1. * “Chucho Valdés. Cancionero Cubano” L.H. 2005, Egrem 703. * “Chucho Valdés. Canto a Dios ” L.H. 2006, Sello Autor, 01515. 

 

* “Chucho Valdés. Juntos para Siempre ” Madrid 2007, Sony 86973 67662.

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