Frantz CHARLES DENIS
(Alias Francisco, Apito, Babalu, Papito)

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Chanteur, danseur, chorégraphe, guitariste, pianiste, percussionniste, tambouye, animateur, comédien, compositeur

Fils d’une famille mulâtre de Saint-Pierre, Franz y voit le jour le 9 novembre 1932. Ses parents hauts fonctionnaires de la bourgeoisie de Fort de France y travaillent. Il sont membres du cercle très fermé « Le Fort-Royal » dit cercle Martiniquais.
Dès sa plus tendre enfance, ce fils unique manifeste son amour pour la musique. Ses parents l’inscrivent aux cours de piano. L’enfant progresse rapidement, amoureux de ce qu’il fait. cela ne l’empêche pas de changer plusieurs fois de professeur. A l’adolescence, il découvre le grand maître de la musique, Victor Coridun, qui l’initie au jazz, plus précisément au boogie-woogie. Rongé par le vif désir de se rendre à Paris, Frantz y est expédié, arguant d’éventuelles études de vétérinaire… il s’inscrit aux cours de danse de Catherine Dunham, et crée bientôt un groupe de danse, Miyo, qui anime durant quelques mois un Club Olympique en Corse puis enchaîne des galas en province. Francisco se découvre une passion pour le judo à cette époque. Il y retrouve des amis d’enfance, dont les parents suite à la fin de la guerre 39-45 se rendre en métropole.

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Tels les frères Jeannette et Hector DARIVON. La bande de joyeux lurons est constituée et ne manque aucune manifestation de la cité universitaire ou des boîtes à la mode. Outre les frères Jeannette et Hector DARIVON, Frantz a son grand ami Franck ROSINE, un pianiste de talent, ils font des quatres mains qui rappellent les grands pianistes. Il se produit dans plusieurs cabarets de musique antillaise ou cubaine, au bal Blomet comme à la Cabane Cubaine rue fontaine dans le 9e arrondissement,, son lieu de prédilection, mais aussi la Romance rue monsieur le prince dans le 5e arrondissement. . Fortement influencé par la musique cubaine, il crée en 1950, son propre cabaret, l’Escale, où afflue une large clientèle sud-américaine. Francisco s’envole ensuite pour une tournée mémorable sur la Côté d’Azur, de Cannes à Juan-les-Pins, mais aussi en Europe. Et puis il y a les frères Appolon, fils d’une grande famille d’Haïti. A l’heure du retour au pays, c’est dans l’euphorie de la kermesse aux étoiles, dans le jardin des tuileries à Paris que le départ est fêté. Une kyrielle d’artistes caribéens s’y retrouvent. En plus des amis cités plus haut, il y a Yves Rouam-Sim un des plus grand danseurs des années 50, il quitte Paris le premier en compagnie de ses parents et annonce l’arrivée imminente de Francisco à Fort de France. Tout le monde en parle… Malheureusement, le 25 août 1955 Yves Rouam-Sim décède d’un grave accident de la route. La jeunesse foyalaise est endeuillée. La bande à Aude perd le meilleur de ses danseurs.

Photo Jean-Guy COVERT
Quelques semaine plus tard, « le messie » tant attendu, Frantz Charles-Denis est à Fort de France! Les jeunes Foyalais arpentent les allées de la savane, car l’artiste loge avec sa famille au Central Hôtel. Sa tenue vestimentaire, ses chaussures italiennes à haut talons et aux bouts voyants font sensation. Il porte des chemisses dont les manches sont retroussées jusqu’aux aiselles. Au bout d’une semaine, tous les jeunes suivirent cette mode.
Babalu opére une révolution dans la vie d’une population assoifée de nouveauté. Il ouvre une école de judo. Dans le domaine musical, il impose une tenue vestimentaire et demande aux musiciens de jouer debout à la manière cubaine. Il monte en 1956 La Paillote, un dancing très populaire sur la place de La Française séduit par son jeu teinté de musique latine.
Ses différentes tenues bouffantes font rapidement de lui la coqueluche des femmes, moyennant quoi, il ne se fait pas que des amis.

Frantz anime des soirées musicales, fait des exhibitions de judo, on le retrouve à l’hôtel Impératrice, ou il va taquiner le maître d’hôtel et pianiste attitré, Camille Marlet. Leur jeu pianistique est différent et Camille n’apprécie pas trop.
Pour joindre l’oiseau, il faut faire l’itinéraire : bar de la rotonde, hôtel l’Impératrice, hôtel de l’Europe, Kiosque de la savane, Le Fort-Royal ou la Renaissance, route de moutte voir chez Man Sido etc..
Outre les nombreux voyages à Puerto Rico, au Venezuela, au Japon, en France ou ailleurs, Frantz a fait du cinéma, de l’animation radiophonique, de la chorégraphie. Il se bat également pour l’introduction du tambour dans la musique qu’affectionnent les mulâtres en Martinique. Fortement méprisé à l’époque, le tambour traditionnel est considéré comme l’instrument des nègres des campagnes. Ayant fréquenté des musiciens africains à Paris, Francisco organise en Martinique une vraie campagne pour la revalorisation du tambour. Il anime des conférences sur le rôle du tambour dans la société, part à la rencontre de Ti-Emile à Sainte-Marie, et organise le 1er festival consacré au tambour à Fort-de-France en 1960. Il plonge dans les racines de la tradition martiniquaise, fréquente les lieux les plus reculés de l’île, participe aux rondes de danmyé rythmées par le tambour bèlè. En 1957, Francisco se fait également acteur, et tourne dans La Mauvaise Graine. La même année, il crée le Shango, avec Frantz Guanel, un dancing où il composera deux de ses grands succès, « Fanm Matinik dou » et « Caroline ».

FEMME MARTINIQUE DOUX –Made in JAPAN by MAYA- « FRANCISC0″

En 1958, il se lance dans un genre musical nouveau en compagnie de Marius Cultier et Jack Gil : la biguine latino et la biguine lélé qui marie le tambour traditionnel bèlè à la biguine. Il s’installe à Porto-Rico pour plus d’un an, où il joue dans des orchestres locaux, avant d’enregistrer un album, puis au Vénézuela, où il sortira deux autres disques. De retour en Martinique, il ouvre La Plantation, un night-club très prisé où il recevra des célébrités comme Kirk Douglas ou Jean Marais. Homme aux talents multiples, Francisco s’est également fait acteur, champion d’arts martiaux, et responsable du service artistique et culturel de l’agence régionale de développement touristique de la Martinique. Au long de sa carrière, cet artiste fétiche du public martiniquais a composé plus d’une soixantaine de chansons et a enregistré une quinzaine d’album.

Une maladie des voies respiratoires depuis 1997 l’oblige à être alité. Toutefois, il garde une grande lucidité.

- Prix spécial de la SACEM
– Prix carnaval 1957
– Chevalier de l’Ordre national du mérite
– Trophée du Tourisme pour la promotion de la Martinique

En 2003, Francisco a été promu au grade d’Officier de l’Ordre National du Mérite. Son public s’est réjouit de cette distinction. Une distinction qui vient couronner une carrière au succès incontestable qui inscrit Francisco dans l’histoire de la musique martiniquaise. A l’âge de 71 ans, l’artiste ne fait plus que de rares apparitions en public en raison de la maladie qu’il combat depuis plusieurs années.

SOURCE : (Aude BAGOE)
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