Jo AMABLE 

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Quand il arrive a Paris en 1931, venu de la Lointaine Fort-de-France ou il est ne en 1919, Jo Amable n’a de la musique qu’une approche sommaire. II ne connait en effet que l’harmonica que ses parents lui ont offert. Dans la capitale, la famille Amable loge rue des Vertus, ou se trouve L’As de Creur, un cabaret de bal musette. La musique et surtout l’ accordeon fascinent Ie petit Joseph, mais il ne peut les entendre qu’a chaque ouverture de la porte d’entree ! Joseph, que tous appellent Jo, ne peut s’offrir l’accordeon, instrument de base du bal musette, dont il reve. II se concentre alors sur I’harmonica.

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Apres Paris la famille Amable s’installe a Epinal, dans l’Est, ou Jo passera la fin de son adolescence jusqu’a son incorporation dans I’ armee. Son passage sous les drapeaux Ie conduira au Maroc, a Casablanca, puis en Martinique ou it sera demobilise. Jo Amable ouvre un salon de coiffure a Fort-de- France et pendant ses loisirs s’adonne a nouveau et pleinement a la musique. La batterie, hormis l’harmonica, sera le premier instrument qu’il Imaitrisera. II devient Ie batteur attitre de l’ orchestre Swing King. L’experience se prolongera quatre annees mais Jo Amable va delaisser la batterie, s’y sentant quelque peu limite dans la pratique. II revient donc plus fortement que jamais a 1′harmonica, 1′instrument fetiche de ses annees d’enfance. Avec quelques arnis, il monte une formation qui fera quelques animations dans Fort-de-France et ses environs. C’ est a cette epoque que se situe sa rencontre avec Ie trompettiste et professeur de musique Ferdinand Mottie. Celui-ci va aider Jo Amable a decoller musicalement. Car jusqu’alors Jo ne joue que dans une seule tonalite, ce qui n’est pas sans engendrer une certaine monotonie. Mottie va lui enseigner Ie solfege ainsi que toutes les bases necessaires a une bonne formation de musicien. Apres cette mise a niveau, Jo Amable s’engage avec l’ orchestre des Caribean Boys, que conduit Homere Gaspard. II officie cependant toujours principalement comme percussionniste et l’harmonica lui permet d’interpreter tangos et slows. Jo Amable devient vite d’ailleurs Ie specialiste maison de ces deux genres musicaux. Progress ant dans sa connaissance musicale, il frequente une autre formation qui se produit au Madiana Plage de Schrelcher et rejoint ensuite l’orchestre Caraibana, que dirige Victor Therme, un groupe dont il deviendra aussi «Monsieur tangos et valses», qu’il interprete splendidement a 1′harmonica. Son salon de coiffure ressemble parfois a un salon de musique.• Et l’ on y croise souvent Ie jeune Marius Cultier, qui accompagne parfois Jo Amable dans certains bals. Jo sera egalement au nombre. de ceux qui inciteront Lola Martin a s’engager dans la voie de la chanson. Apres une periode pendant laquelle il passe en attraction dans les cinemas, Jo Amable fonde son propre orchestre, en 1959, Los Cubanos. Sa formation comprend les musiciens suivants : Roger Tranquille et Eloto a la trompette, Audeville et François jabert au saxophone, Rene Saint-Pere 
et Gilbert Fitt-Duval a la guitare, Pierre Bartin a la batterie, lui-meme etant aux percussions et à l’harmonica. Si a cette epoque cet orchestre se distingue des autres, c’ est surtout par la presence’ de deux guitares, en lieu et place d’un piano, un instrument dont Ies modeles 
portables ne sont pas legion dans la Martinique du debut des annees soixante. De futurs grands noms de la musique martiniquaise vont renforcer Ie groupe de Jo Amable : Marius Cultier et Paul Julvecourt. Le declin de Los Cubanos va s’ amorcer avec Ie depart de Cultier, Julvecourt et Saint-Pere, qui vont integrer un nouvel orchestre, les Wabaps. Et puis surtout en entendant jouer l’ orchestre 
guadeloupeen Caribean, Jo Amable va prendre conscience des lacunes de son groupe et en abandonner la direction. II va delaisser progressivement la pratique musicale, pour se consacrer totalement a son entreprise. Aujourd’hui il officie derriere un comptoir. II est en effet proprietaire d’un bar, l’As de Trefle. Comme un long retour en arriere, vers cet As de Creur parisien qui fascinait un petit Martiniquais … 

Le GRAND LIVE DES MUSICIENS Créoles-Tome I 
Sully Cally 
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Mano Radio Caraïbes
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