SULLY LONDAS 

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Son père joue du violon, du violoncelle et du banjo et anime les soirees du Select Tango et du Central Dancing. Bref, Sully Londas -qui est ne a Saint-Pierre en 1919- et ses deux frères baignent dans une ambiance musicale des leur plus tendre enfance. Rien de surprenant donc, qu’un jour, vers l’ age de dix ans, les trois enfants, attires par les instruments de leur père s’y essayent : Ie choix se fait et Sully opte pour Ie violon. Avec son père comme professeur, il en maîtrise tres vite Ie maniement et l’accompagne meme un jour au Select Tango, une soiree que l’ enfant ne devait plus oublier ! Un soir de 1937, son père est convié à une sérénade aux Terres-Sainville. Quelques heures seulement avant la représentation il s’ aperçoit à son grand dam que Ie violoncelliste en titre est absent.

Qu’à cela ne tienne, Ie père s’adresse a Sully et lui demande de Ie remplacer. L’enfant s’etonne et s’inquiete : «Ie ne connais pas Ie violoncelle !». «Ce n’est pas grave, tujoueras quand même», rétorque son père lui assenant ainsi une leçon d’assurance qui forgera Ie caractere de Sully. C’ est d’ ailleurs ce côté volontaire qui plaira tant a Hurard Coppet venu demander l’autorisation au père d’integrer Ie jeune Londas dans sa formation. C’est en 1949 que Sully s’interésse a la contrebasse suivant ainsi Ies traces toutes fraiches de Lucien Charlery et Andre Zécler : l’ instrument vient de faire son apparition dans Ie paysage musical martiniquais. Sully Londas est remarqué par monsieur Céleste qui assure Ie patronnage a Saint-Louis, il lui demande de rejoindre sa formation mais a la condition expresse qu’il soit nanti d’une contrebasse. Sully Londas quitte Hurard Coppet mais doit se fabriquer un instrument. II est fort heureusement soudeur de metier. II ne lui reste qu’ a copier. Mais l’ operation ne reussit pas du premier coup, ce serait vraiment trop facile. II réitere alors, cette fois avec succès.

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C’ est au mariage de son ami Paul Fidol qu’il inaugure son instrument tout neuf, en cette journee d’emotions a plus d’un titre! La contrebasse est certes un instrument encombrant et Sully Londas racontera par la suite bien des anecdotes liées à cette caisse de résonnance bien volumineuse. II se rememorera ce jour, où avec une petite équipe de musiciens il devait arumer un mariage, route des Religieuses. Partis e retard, ils pressent Ie chauffeur de la «traction», la célèbre Citroen, qui doit les emmener a la fête. Ayant solidement amarre l’instrument sur Ie toir de la voiture, Ie conducteur demarre sur les chapeaux de roues. Ce qui devait arriver, arrive dans un virage périlleux la contrebasse se détache et va lourdement se fracasser sur la chaussée. Mais la fête n’attend pas: ils font demi-tour, se précipitent auprès du frère de Sully qui anime un bal au port et lui empruntent l’instrument avec la promesse formelle de Ie rapporter sitôt les festivités entamées, dès l’entrée en salle des mariés.

La promesse sera tenue et la fête, même sans contrebasse, se terminera au petit jour. Ce n’est que bien plus tard, en 1968, que Sully Londas trouvera les accessoires nécessaires à la réalisation de cet instrument qu’il considère comme l’une de ses plus belles réussites et qu’il utilisait encore, vingt-quatre ans plus tard, à la plus grande joie des «traditionalistes». Pour Sully Londas la vie se traduit par une succession d’images et de faits surtout musicaux. Certes il a appris un métier, comme lui avait conseille son père des 1934 : il est soudeur et la musique il ne la pratiquera qu’ en amateur. II debute dans la vie active chez Sauphrone, aux Terres-Sainville, puis travaille jusqu’en 1943, route de TSF dans l’entreprise Deselve, avant d’entrer à la Transat où il demeure jusqu’à la retraite. De son métier il garde de bons souvenirs qui sont autant de dates de l’histoire martiniquaise : l’incident du Colombie abimé sur des recifs au large de la Martinique, l’agrandissement du bassin du Radoub pour l’arrivée de l’Emile Bertin, bâtiment de guerre échappé de justesse quelques mois auparavant aux sous-marins allemands.

Mais les plus nombreux souvenirs sont peut-être ceux ayant trait à la musique : sa découverte du «manibass», instrument dérivé de la basse et introduit par des Panaméens à une époque où les routes de l’île ne sont guère praticables, où  les transports en commun n’existent pas et qu’il est de coutume, pour certains organisateurs de soirées, d’envoyer des muletiers à la rencontre des musiciens, des habitudes qui sont bouleversées par l’instauration des taxis-pays.
Dans ces premiers transports en commun s’ entassent fetards, marchandes et musiciens, tout un petit monde vivant aujourd’hui cloisonné. A cette époque aussi, Ie célèbre tromboniste Saint- Hilaire est applaudi les samedis et dimanches au Select Tango, puis Ie lundi dans son casino Le Bon Plaisir à Saint-Pierre ou certains de ses habitués Ie rejoignent en bateau, d’autres par la route dans des véhicules que lui-même affrète pour l’ occasion. Sully Londas se remémore aussi Ie kiosque à musique place de la Savane,

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